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 Normes exigées d’ordinaire pour la validation d’un procédé

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MessageSujet: Normes exigées d’ordinaire pour la validation d’un procédé   Jeu 1 Jan - 19:51

Il est indispensable que, tout au long des études de validation, les procédés soient exécutés en
situation « réelle » de production. Cela implique que toutes les activités périphériques habituelles
associées au procédé se déroulent normalement pendant le processus de validation (par exemple
l’ensemble du personnel dans l’établissement, les procédures d’entrée et de sortie, le contrôle de
l’environnement et du personnel qui se déroule selon le programme prévu, le fonctionnement du
système d’aération comme pour une production normale, etc.).



Nettoyage, fumigation, désinfection


La validation (ou la revalidation) de ces procédés implique de soumettre à des analyses chimiques et
microbiologiques des échantillons prélevés à des moments et des endroits déterminés à l’avance au sein de
l’établissement, d’un système ou d’un élément du matériel.
Pour valider certains procédés de nettoyage, il arrive que l’on contamine les surfaces avec des agents
adaptés (par exemple des solutions protéiques ou des souches microbiennes). Le procédé est ensuite
exécuté conformément aux méthodes et spécifications définies à l’avance, puis on teste son efficacité.
La validation comprend le recueil d’échantillons liquides et sur écouvillon pour analyser les produits
résiduels. Voici quelques analyses demandées d’ordinaire : recherche des protéines résiduelles ou des
endotoxines, analyses microbiologiques (degré de contamination microbienne), analyses chimiques
(y compris la recherche du chlore et de l’acide phosphorique), teneur en résidus de l’agent nettoyant, tests
de conductivité, pH, en fonction du procédé de nettoyage étudié. Tous les tests analytiques doivent avoir été
validés avant de pouvoir servir à la validation du procédé.
Pour valider un procédé de nettoyage, fumigation ou désinfection, les principaux points à considérer sont la
quantité restante de produit auparavant actif et la quantité restante de détergent. Il n’en reste pas moins qu’il
faut pratiquer un grand nombre de tests pour déceler toute une gamme d’agents contaminant très divers :
recherche de micro-organismes, présence d’excipients, contamination par des endotoxines, contamination
par des particules, agents désinfectants, lubrifiants, poussières du milieu, contamination en rapport avec le
matériel, eau de rinçage résiduelle. On doit également envisager les scénarios les plus défavorables.
Par exemple, si l’agent nettoyant résiduel se répartit irrégulièrement sur la surface testée, il faudra en tenir
compte dans le choix des points à analyser.


stérilisation


Filtration stérile des solutions : la validation de ce procédé doit comprendre une épreuve microbienne qui
teste le filtre et simule parallèlement le plus petit micro-organisme susceptible d’être présent au cours de la
production. Une fois que le procédé de filtration a été validé, il est important de veiller à ce que tous les filtres
de remplacement fonctionnent de façon aussi satisfaisante. C’est ce que l’on obtient en exécutant
simultanément les tests d’intégrité du filtre et les tests de performance.

Matériel :

on trouvera dans la section sur la qualification des performances les conditions de validation du
matériel stérilisé à l’autoclave ou au four. Le procédé de nettoyage décrit ci-dessus couvre la stérilisation sur
site.
Validation


Dépyrogénation


La validation (ou la revalidation) d’un procédé de dépyrogénation (chaleur sèche, chromatographie sur
colonne ou autres) comprend la validation des limites de détection et le dosage des endotoxines,
l’enrichissement d’échantillons en endotoxines, l’exécution de la dépyrogénation selon la procédure
approuvée et la recherche des endotoxines résiduelles dans des échantillons. L’ensemble du procédé doit
être testé au moins trois fois pour s’assurer qu’il détruit suffisamment les endotoxines et correspond aux
spécifications techniques (en général, diminution de 3 log de la teneur en endotoxines).
Remplissage stérile
Les tests portant sur le processus de remplissage contrôlent le maintien de l’asepsie en utilisant un milieu
nutritif favorisant les croissances bactériennes et fongiques. Le procédé est accompli en vraie grandeur
selon la formule originale pour au moins une taille de remplissage (conditions les plus défavorables pour le
volume et le nombre de flacons). Un contrôle de l’établissement et des systèmes est opéré pendant le
procédé. Les flacons remplis sont mis à incuber, observés, puis soumis à une recherche des contaminations
éventuelles par un test validé de stérilité. Le procédé doit être exécuté trois fois consécutives dans des
conditions de stérilité satisfaisantes pour pouvoir être validé.
D’ordinaire, le récipient rempli avec le milieu est mis à incuber pendant 14 jours à une température comprise
entre 25 et 35 °C environ. En général, on réalise ce test deux fois par an pour chaque unité de remplissage
ou de scellage, mais cela dépend des prescriptions de l’autorité de réglementation. L’essai doit avoir une
ampleur suffisante pour pouvoir déceler de faibles niveaux de contamination (par exemple des taux de
1/1 000 ou 1/3 000 unités sont nécessaires pour obtenir 95 % de confiance). L’annexe 5 donne le protocole
de validation pour le remplissage chez l’un des fabricants de vaccins ayant collaboré à l’élaboration du
présent guide.



Simulation de la fermentation


On exécute en vraie grandeur un processus de fermentation pour obtenir la validation des étapes du
procédé impliquant des raccordements, des échantillonnages, l’addition d’éléments nutritifs, etc. L’appareil
est préparé et fonctionne pour une simulation du procédé avec du milieu nutritif qui n’a pas été ensemencé.
Le procédé doit suivre la formule originale régissant le procédé complet de fermentation.
Il faut exécuter consécutivement chaque étape trois fois avec succès pour obtenir la validation et démontrer
que les manipulations effectuées lors de la mise en oeuvre réelle du procédé sont bien maîtrisées.
Procédés de production (fermentation, production en gros, purification, remplissage, lyophilisation)
On exécute l’intégralité du procédé défini pour chaque lot conformément à la formule originale (matières
premières, personnel, préparation du matériel et des locaux, tests en cours de procédé, traitement) jusqu’au
test final des lots produits en gros. Il faut de plus contrôler tous les systèmes de l’établissement (eau,
vapeur, autoclave, surveillance du milieu, etc.) selon le programme prévu. Il faut produire trois lots
consécutifs et les locaux, le matériel, les systèmes d’appui, les spécifications du produit et le procédé en
cours de validation doivent donner satisfaction à chaque étape.

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