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 L'acupuncture ou le comble d'être inefficace et dangereuse

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jules



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Date d'inscription: 26/08/2009
Localisation: orléans

MessageSujet: L'acupuncture ou le comble d'être inefficace et dangereuse   Sam 2 Jan - 22:10

La pratique de l'acupuncture est très répandue de nos jours en Occident, et même si elle est largement diffusée et pratiquée par des non médecins ou des "thérapeutes" s'improvisant "praticiens", certains membres du corps médical y ont aussi recours. Pour mieux la comprendre, et en mesurer la portée ou du moins pour pouvoir en évaluer soi-même la validité face aux connaissances médicales, scientifiques et physiologiques de nos jours, il sera intéressant de la replacer dans son contexte, dans son système d'idées et philosophique, pour mieux en montrer tout l'obsolescence.
La technique repose sur la croyance selon laquelle le corps est sujet aux maladies lorsqu'il y a un "déséquilibre" des forces vitales. L'équilibre peut alors être "rétablit" en utilisant de fines aiguilles, ou par tout autre moyen, dans le but de stimuler des points localisés sur tout le corps. Les aiguilles sont habituellement insérées puis tournées et peuvent être laissées telles quelles pendant un court moment. Les points sélectionnés dépendent eux des symptômes du patient, de la saison, du temps qu'il fait et du pouls.

L'acupuncture est une thérapie basée sur la philosophie de la Chine ancienne et a été pour la première fois décrite dans le texte Shih-chi datant de 90 avant notre ère,
Toute évaluation de l'acupuncture devrait considérer ces textes comme les documents historiques qu'ils sont, et non pas seulement les réinterpréter gratuitement afin qu'ils s'adaptent à d'autres buts. Quand cet impératif est respecté, on mesure la distance qui sépare la forme occidentale moderne de l'acupuncture et sa compréhension de celles qu'en avaient les anciens.
Point historique

Les textes chinois les plus vieux ayant trait à la médecine sont ceux découverts dans les tombes Ma-wang-tui en 1973 datés de 168 avant notre ère. Ils donnent une image de la médecine chinoise telle qu'elle existait au 3° et 2° siècle avant notre ère. L'acupuncture n'est pas mentionnée dans ces textes, qui évoquent par contre toutes les autres formes de traitements utilisés à l'époque. Les textes Ma-wang-tui décrivent onze mo ou vaisseaux, dont ils croyaient contenir en plus du sang, la fameuse "force vitale" connue sous le nom de ch'i ou pneuma. Il n'y avait pas de distinction de faite entre les vaisseaux sur la base de leur contenu et aucune information n'était donnée sur le comment de la circulation du sang et du ch'i dans les artères ou veines, qui ne formaient d'ailleurs pas un système connecté. Vers la fin du premier siècle avant notre ère, on croyait qu'il y avait 12 artères et qu'elles étaient connectés en réseau et il s'était développé une idée d'un ch'i s'écoulant dans les vaisseaux séparément du sang.
Le texte le plus important de cette époque, le Huang-ti nei-ching, mentionne douze vaisseaux connectés dans différentes directions aux douze précédemment évoqués. Ceux-ci étaient appelés "tuyaux" (ching) ou "vaisseaux conduits" (ching mo). Il est également fait état d'un grand nombre de trous localisés partout sur le corps au-dessus de ces vaisseaux. La plupart des auteurs et praticiens modernes se réfèrent à ces trous comme étant les méridiens.


Le Ch'i
La maladie était étroitement liée au système vasculaire et était à cette époque traitée par des saignées réalisées par des pierres tranchantes ou des aiguilles. Plus tard le concept d'un agent cause de la maladie, hsieh, se développa. On croyait qu'il pouvait se loger dans les vaisseaux sanguins et interférer avec leur flux. Le concept de ch'i vint du terme hsieh-chi, ou "mauvaises influences", qui allait croissant alors qu'il était considéré, dans l'histoire chinoise, que les agents de la maladies étaient une sorte de démons (hsieh-kuei).

Le vent était à l'origine considéré comme un démon et donc un agent de la maladie.En tant qu'esprit ou démon, le vent résidait dans des cavernes ou des tunnels. Le mot pour "cavernes" est utilisé dans la littérature de l'acupuncture en désignant les trous dans la peau à travers lesquels le ch'i est en mesure de s'écouler dans et en dehors du corps (hsueh). On croyait que grâce à l'insertion de différentes sortes d'aiguilles dans ces trous, le flux de ch'i pouvait augmenter ou diminuer et permettre ainsi de recouvrer la santé. Le ch'i était censé flotter dans l'air et s'écouler dans le sang. Le caractère chinois utilisé pour représenter le ch'i est littéralement lu comme de la vapeur s'échappant. Les partisans de l'acupuncture aiment utiliser le mot d'"énergie" en association avec celui de ch'i même si le ch'i n'a, semble-t-il, aucune ressemblance avec le concept d'énergie tel qu'utilisé par la physique de nos jours.

L'influence céleste

De nouveau, la connexion entre le fait de percer au moyen d'aiguilles et le ch'i, concepts qui forment la base de l'acupuncture, émergeait d'une vision cosmologique du monde pas vraiment clair lors des premières descriptions de ces "saignées" médicales. La médecine chinoise était alors englobée dans un système de correspondances cosmologiques. Par exemple, les aiguilles utilisées étaient rassemblées par paquets de neuf à cause de la signification cosmologique du chiffre. Quand le système d'ouvertures ou de trous le long des vaisseaux a été pour la première fois décrit, il y en avait 365, non pas parce que ce nombre avait été identifié anatomiquement, mais plutôt parce que cela correspondait au nombre de jours dans l'année. Des textes plus anciens ne font d'ailleurs pas référence aux ouvertures, mais ils sont soudain évoqués et sont au nombre de 365. L'absence de toute base objective au sujet de ces passages pour les aiguilles, les fameux points d'acupuncture, est flagrante par le fait seulement que plusieurs textes en donnent des nombres différents.


Éléments contradictoires
Les vaisseaux, et non pas les ouvertures, étaient en fait les caractéristiques centrales de l'acupuncture "ancienne", tandis que dans la pratique moderne les points d'acupuncture apparaissent être d'une importance primordiale. Les vaisseaux ont, depuis le temps, perdu leur association avec le système vasculaire et en occident ils sont maintenant considérés principalement comme les voies reliant les ouvertures entre elles. L'utilisation du terme "méridien" plutôt que "vaisseau" ne fait qu'embrouiller un peu plus le sujet. Une autre contradiction apparaît en ce que la pratique moderne de l'acupuncture semble reposer sur des concepts de "pré ou post-circulation". C'est-à-dire que les vaisseaux sont percés comme s'ils constituaient des unités séparées et indépendantes, alors qu'en même temps la plupart des praticiens de médecine traditionnelle chinoise (MTC) font confiance en la prise du pouls au poignet, ce qui serait logique si le flux des vaisseaux était considéré comme continu.
Si le flux n'était pas continu (et les vaisseaux non connectés) alors chaque vaisseau nécessiteraient une prise de pouls indépendante sur chacun d'eux. C'est d'ailleurs ce qui était décrit à l'origine, et il semble bien que cette contradiction soit venue d'une acceptation et d'un rejet partiels de l'histoire de l'acupuncture et de la MTC. Ce qui est par contre incompréhensible, ou peu clair, est pourquoi cela s'est produit et comment il fut décidé de garder certains éléments et d'en rejeter d'autres.
Le Yin, le Yang et les cinq éléments

La plupart des gens ont déjà entendu parler du yin et du yang qui décrivent des concepts formant une part importante de l'histoire de la médecine chinoise et de l'acupuncture. Une personne malade sera considérée comme en déséquilibre vis-à-vis de la nature et de ces deux "forces" opposées. Originellement les termes signifiaient les côtés obscure (yin) et ensoleillé (yang) d'une montagne.

La croyance dans ces deux forces reposait sur l'idée que la nature consistait en des évènements cycliques, et donc causés par l'augmentation ou la chute de la force opposée mais néanmoins complémentaire. Il y avait également un élément d'une ancienne croyance d'ordre plutôt magique, que l'on qualifierait de nos jours de superstition, qui disait que les semblables correspondent aux semblables. En d'autres termes, on croyait que frapper une photo ou une image d'une personne ferait réellement du mal à cette personne, ou que manger de la nourriture ressemblant à un organe du corps humain serait bénéfique à cet organe (théorie des signatures).

L'autre partie importante de la philosophie de la médecine chinoise était la doctrine des cinq phases ou éléments (wu-hsing) qui impliquait une catégorisation des phénomènes naturels, en particulier l'eau, le feu, le métal, le bois et la terre en cinq lignes de correspondances séparées (un peu semblable à l'astrologie ou toute théorie psycho new-age). Un sixième composant, le gain, les termes hsin (coeur), kan (foie) et p'i (rate) se réfèrent-ils à des structures anatomiques ou à des systèmes fonctionnels abstraits ? Dans la littérature médicale chinoise il y a des références aux deux mais ni l'un ni l'autre n'est correct. Ces problèmes existent parce qu'il y avait originairement une confiance aveugle dans les perceptions subjectives et aucun système capable d'obtenir et d'enregistrer une information objectivement n'existait.


Le pouvoir de l'anecdote
La chirurgie a été interdite pendant longtemps en Chine, étant donné qu'il était considéré comme inacceptable d'ouvrir le corps de cette manière.
Il est important de réaliser que l'acupuncture était pratiquée à une époque où il n'y avait aucune connaissance en physiologie, ni en biochimie, ni dans les mécanismes de guérison. Si une personne était malade, traitée par acupuncture et que son état s'améliorait, on supposait que le traitement était la cause réelle de l'amélioration. Il n'y avait pas d'études rigoureuses de la maladie ni d'histoire naturelle et aucune tentative n'était faite en vue de déterminer si la personne aurait pu aller mieux sans le traitement. Sans bases scientifiques permettant de mesurer le taux de succès ou d'échec d'un traitement, les deux évènements - donner un traitement et l'amélioration des symptômes - étaient obligatoirement reliés dans l'esprit de praticiens et des patients, par une relation de causalité, et ces traitements spécifiques sont restés non évalués ni testés au fil des époques jusqu'à aujourd'hui.

Mao Tsé-toung et la Révolution Culturelle

Le sauvetage de la MTC, et de l'acupuncture, est en fait l'oeuvre de Mao Tsé-toung, en la consolidant dans l'arène politique.
En 1968 le Ministère de la Santé Publique était devenu inutile et la plupart des dirigeants d'avant la Révolution Culturelle avaient été remplacés par des représentants de l'armée
.
L'acupuncture et les autres thérapies traditionnelles comme la "médecine" par les plantes, étaient des outils politiques très puissants et étaient utilisées pour apprécier le soutien de la population vis-à-vis de la Révolution Culturelle.

L'époque moderne
En Chine de nos jours, la médecine a adopté une approche plus scientifique et tandis que certains éléments de la médecine traditionnelle chinoise demeurent vivaces, il y a une demande croissante d'évaluation scientifique des déclarations du passé. La médecine occidentale et la science biomédicale dominent, et il est généralement reconnu que si la MTC devait se développer et se renforcer, ce ne pourrait être que par, et grâce à, la recherche scientifique. Sur les 46 principaux périodiques médicaux publiés par l'Association Médicale Chinoise, aucun n'est dédié à l'acupuncture ou à ses variantes. En d'autres lieux d'Asie, comme au Japon, l'acupuncture a presque été mise aux oubliettes. Au Japon, la médecine occidentale avait d'abord été présentée comme une alternative à la MTC au 18° siècle, mais domine depuis la fin du 19°. Les déclarations de 1875 et de 1883, restreignant les pratiques du style de la médecine chinoise et de ces praticiens, insistèrent pour abandonner la MTC et se tourner vers la médecine occidentale.

Faits et fiction

Nous pouvons maintenant affirmer que le concept de ch'i ne possède aucune base physiologique humaine sérieuse, que les vaisseaux, ou méridiens, le long desquels les points d'acupuncture sont supposés être localisés, n'ont jamais fait la preuve de leur existence et ne font pas partie de la physiologie du corps humain.
L'évaluation de l'acupuncture


Beaucoup des bénéfices apparents de l'acupuncture ne sont en réalité qu'anecdotiques et quand on veut évaluer la technique, il est important d'en quantifier objectivement la valeur. Il est donc capital et indispensable d'exclure et d'isoler l'effet placebo et la guérison spontanée afin d'avoir une vision claire des bénéfices que peut apporter la thérapie et auxquels elle peut prétendre.
Afin de pouvoir évaluer l'acupuncture et déterminer de son efficacité intrinsèque, il doit être possible de trouver des preuves évidentes faisant la distinction entre une sensation générale révulsive issue de techniques ayant un léger effet de type analgésique, comme la stimulation électrique d'un nerf, et l'acupuncture. L'effet analgésique d'une stimulation révulsive est considéré comme un phénomène physiologique dans lequel la transmission des signaux de la douleur d'une région est inhibée par l'application d'autres stimulus (plus puissants ou égaux) en une autre région du corps, qui peuvent être à leur tour localisés. En plus, il doit exister des preuves comme quoi l'insertion d'aiguilles en des points au hasard ne produit pas les mêmes effets qu'aux points déterminés par les tenants de l'acupuncture (oui mais lesquels ?), ceci est évidemment crucial. Les partisans de l'acupuncture chinoise traditionnelle déclarent que cela prend plusieurs années d'entraînement avant de pouvoir véritablement, et sans erreur, identifier les positions justes des aiguilles. Bien entendu, si un effet équivalent est constaté lorsqu'une aiguille est insérée n'importe où sur le corps, et pas dans un point spécifique d'acupuncture, cela réfutera la théorie.

Mais le test en double aveugle est d'autant plus compliqué à mettre en place que le praticien qui insère les aiguilles saura, lui, s'il le fait en des points reconnus par l'acupuncture ou s'il s'agit de faux, cela peut suffire à transmettre à la personne testée son sentiment et l'aider dans le processus d'autosuggestion. Ceux qui continuent à affirmer que l'acupuncture est une modalité bien spécifique, devraient avant tout produire les études scientifiques en faveur de la technique certifiant ces déclarations
, mais ne pas toujours apporter que des anecdotes de patients plus aidés par l'autosuggestion, ou des déclarations de praticiens pour qui cela constitue un gagne-pain à moindre frais et peu d'années d'études.

La recherche en acupuncture


Des études conduites scientifiquement ont prouvé de manière éclatante que l'acupuncture n'est pas plus efficace qu'un placebo quelconque ou qu'une banale stimulation révulsive. Plusieurs de ces essais ont comparé la "vraie" acupuncture (les aiguilles introduites selon la théorie traditionnelle) et une acupuncture "de contrôle" ou "fausse" (où les aiguilles étaient insérées n'importe où, voire en des points où les praticiens affirmaient qu'ils n'auraient aucun effet), aucune différence en ce qui concerne l'efficacité ne fut remarquée (Godfrey CM, Morgan P. A controlled trial of the theory of acupuncture in musculoskeletal pain. The Journal of Rheumatology. 1978; 5(2): 121-24 ; Ghia JN, et al. Acupuncture and chronic pain mechanisms. Pain. 1976; 2(3): 285-99 ; Gaw AC, Chang LW, Shaw LC. Efficacy of acupuncture on osteoarthritic pain. New England Journal of Medicine. 1975; 293: 375-78 ; Lewith GT, Field J, Machin D. Acupuncture compared with placebo in post-herpetic pain. Pain. 1983; 17: 361-68 ; Tavola T, et al. Traditional Chinese acupuncture in tension type headache: a controlled study. Pain. 1992; 48(3): 325-29 ; etc.) Depuis, beaucoup d'autres études ont été conduites en coopération et avec la participation de professionnels rompus aux techniques de l'acupuncture traditionnelle, ce qui réfute les allégations de conspiration anti-acupuncture imaginaire qu'on peut parfois lire ou entendre ici ou là.
La douleur est un symptôme très subjectif et sa perception est affectée par de nombreux autres facteurs comprenant l'état psychologique. Il existe des preuves d'un effet placebo considérable constaté lors de tests sur différentes situations douloureuses, et toute évaluation scientifique de l'acupuncture doit inclure une tentative de voir si elle est en mesure de soulager la douleur ou d'autres symptômes mieux qu'un placebo. Or à ce titre l'acupuncture a une efficacité clinique dans la réduction de la douleur qui est plus le fait d'un état psychologique déterminé que d'une véritable action physique sur le corps. Il n'existe à ce jour aucune preuve confirmant le point de vue selon lequel l'acupuncture est utile pour le traitement de pathologies telles que l'asthme, l'arthrose, l'arthrite ou quelque affection systémique qui soit, et aucun autre facteur que psychologique ne peut être invoqué pour ce qui est du tabagisme.

Les effets secondaires


Contrairement à une idée largement répandue dans la population, et notamment chez les praticiens ou adeptes des médecines traditionnelles chinoises, l'acupuncture n'est pas sans risques. L'OMS a rappelé en 2004 les dangers de l'acupuncture et ce serait tout de même un comble qu'en plus d'être inefficace, la pratique soit dangereuse. Elle peut provoquer, quand les règles d'hygiène ne sont pas respectées, toutes sortes d'infections graves comme des hépatites B, des réactions indésirables, des cas de pneumothorax provoqués par des acupuncteurs non qualifiés ont été notés, des paralysies provoquées par des thérapeutes, hématomes locaux, convulsions, elle n'est donc pas exempte de tout ce qu'on reproche à la médecine scientifique. L'acupuncture étant souvent pratiquée par des personnes n'ayant aucun bagage médical ni scientifique, aucune réglementation n'existant en la matière, n'importe qui peut, du jour au lendemain, se prétendre acupuncteur et poser une belle plaque reluisante sur sa porte et commencer à consulter, contrairement à la pratique de la médecine, aucun diplôme n'est exigé, aucun contrôle n'est réalisé.



Conclusion

Ainsi qu'on l'a vu, pour y gagner en crédibilité, l'acupuncture devra se débarrasser de ses scories magiques d'un autre âge qui semblaient donner une explication ou une caution à sa pratique mais qu'on ne peut plus accepter de nos jours, à moins de rester la tête dans le sac. Malheureusement, débarrassée de tout son système de croyance, l'acupuncture n'est plus rien étant donné que même son efficacité réelle, quand elle est sérieusement mesurée, est inexistante. Qu'en faire sinon la ranger à côté des anciennes pratiques représentatives d'une époque révolue, tout comme certaines pratiques médicales occidentales le furent face aux avancées de la connaissance anatomique et physiologique ? Le refus de remettre en cause ses croyances est-il trop puissant pour que chez certains cette superstition demeure et continue à faire des adeptes ? Pas obligatoirement, ce qui fait l'originalité de l'acupuncture, comme d'ailleurs beaucoup de pratiques dites "alternatives", est le rapport différent qui existe entre le praticien et le patient, et c'est ce rapport (tel celui d'une voyante ou astrologue avec son client) qui aide déjà à "guérir" ceux pour qui l'effet placebo suffira à soigner de leurs petits bobos de la vie quotidienne, même au prix de l'irrationalité. Les praticiens pour la plupart en sont bien conscients, il s'agit de leur fonds de commerce.
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